Guerre en Ukraine : retour sur une semaine de combats, entre condamnations et sanctions internationales

La guerre en Ukraine dure depuis déjà une semaine. Une semaine rythmée par les bombardements, les sanctions économiques contre la Russie de Vladimir Poutine, et les appels à l'aide du président ukrainien.
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Photo guerre ukraine décombres
À Kiev, une fillette se faufile entre les décombres d'un pont détruit par les frappes russes, le 2 mars 2022.
Emilio Morenatti/ Associated Press
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Les ambitions politiques de Vladimir Poutine auront eu raison de la paix. Dans la nuit du 24 février 2022, après des semaines de tensions dans la région séparatiste du Donbass, la télévision russe diffuse un message du président Poutine.

Le chef de la Fédération de Russie annonce avoir pris la décision de mener une “opération militaire spéciale” en Ukraine. 

Quelques minutes plus tard, les troupes russes, massées depuis plusieurs jours à la frontière, entrent sur le territoire ukrainien. Les sirènes d’alerte retentissent, signalant les premiers bombardements. Kiev, Odessa ou encore Kharkiv sont touchées par des missiles russes : la guerre est déclarée.

L'Ukraine toute entière est brutalement plongée dans la violence. Les images impressionantes des chars entrant dans le pays se propagent sur les réseaux sociaux, accompagnés par les terribles photo des victimes des bombardement. Car la Russie frappe l'Ukraine sans distinction entre les positions militaires stratégiques et les cibles civiles.
 
Une attaque soudaine, qui pousse le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, à appeler la population à prendre les armes, et à déclarer la mobilisation de tous les hommes de 18 à 60 ans.
 

Aucun cessez-le-feu depuis. Les Russes bombardent inlassablement l’Ukraine, visant aussi bien des positions militaires stratégiques que des cibles civiles. Le mardi 2 mars, Kharkhiv, deuxième ville du pays, est frappée. 

 


À Kiev, la tour de télévision est également touchée, et le site voisin du massacre nazi de Babi Yar, où plus de 30 000 Juifs ukrainiens ont été massacrés en 1941 est lui aussi bombardé. Une frappe particulièrement choquante, car Babi Yar abrite aujourd’hui le mémorial de la Shoah. 
 

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En une semaine, la Russie prend le contrôle de plusieurs villes ukrainiennes. Une colonne de char longue de 60 kilomètres progresse en direction de Kiev, où les habitants qui n’ont pas fui se préparent à l’assaut depuis plusieurs jours. 
 
carte ukraine front
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L’Occident se met en ordre de bataille

L’agression russe entraîne une série de condamnations immédiates. Les États-Unis et l’Union européenne en tête prennent très rapidement une série de sanctions économiques. 

Washington interdit toute transaction avec la banque centrale russe. L’UE ferme son espace aérien, exclut plusieurs grandes banques russes du système interbancaire Swift et décide, pour la première fois de son histoire, de fournir des armes à un pays en guerre.

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Les géants du transport maritime MSC et Maersk, respectivement italien et danois, annoncent ne plus desservir les ports russes.

Ces sanctions ne découragent pas le président russe, qui maintient la pression militaire. Mais la population, elle, subit déjà les effets de ces sanctions. 

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Dans ce contexte volatile, des pourparlers se déroulent, tant bien que mal, en Biélorussie.

À l’issue du premier round de discussion, lundi 1er mars, Russes et Ukrainiens ont quitté la table des négociations sans parvenir à un accord. 

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, insatisfait par les propositions de la Russie, a également condamné “la synchronisation des tirs avec le processus de négociations”. 


Ukraine : "Pas question de céder", affirme Volodymyr Zelensky
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Les Ukrainiens fuient le conflit


Après seulement une semaine, le bilan humain de ce conflit est déjà lourd. Un million de personnes ont quitté l’Ukraine pour se réfugier dans les pays voisins, principalement en Pologne et en Hongrie selon le Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR).


Pologne : des réfugiés d'Ukraine épuisés
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L’ONU estime aussi à un million le nombre de déplacés au sein du pays. 
 


On ignore encore le nombre de morts dans ce conflit. Les deux camps communiquent très peu sur les pertes humaines, qu’elles soient civiles ou militaires. 

L’ONU avançait lundi le chiffre de 102 morts et 304 blessés, mais avertissait déjà que les chiffres réels étaient considérablement plus élevés.