Le pape déplore "la haine que sème" la guerre entre le Hamas et Israël

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Le pape François pose avec (de g.

Le pape François pose avec (de g. à d.) Raphael Schutz, l'ambassadeur d'Israël au Vatican, le rabbin Abramo Alberto Funaro, Redouane Abdellah du centre islamique de Rome et Issa Kassissieh, l'ambassadeur palestinien auprès du Saint-Siège dans les jardins du Vatican, au Vatican, le 7 juin 2024

POOL/AFP
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Le pape François a déploré vendredi "la haine que sème pour les générations futures" la guerre entre le Hamas et Israël et a demandé une fois de plus un cessez-le-feu, la libération des otages détenus et l'aide humanitaire pour les Palestiniens.

"Toute cette souffrance (...) la violence qu’elle déchaîne et la haine qu’elle sème également dans les générations futures devraient nous convaincre que toute guerre laisse le monde pire que dans l’état où elle l’a trouvé", a-t-il dit à l'occasion du dixième anniversaire de l'invocation de la paix en Terre Sainte, célébrée à l'époque par l'ex-président israélien, Shimon Peres et Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne.

"Chaque jour, je prie pour que cette guerre s’achève enfin. Je pense à tous ceux qui souffrent, en Israël et en Palestine: aux chrétiens, aux juifs et aux musulmans", a poursuivi le pape argentin.

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"Je pense à combien il est urgent que, des décombres de Gaza, surgisse enfin la décision de faire taire les armes et, par conséquent, j’appelle à un cessez-le-feu. Je pense aux membres des familles et aux otages israéliens et je demande qu’ils soient libérés dès que possible. Je pense à la population palestinienne et je demande qu’elle soit protégée et qu’elle reçoive toute l’aide humanitaire dont elle a besoin", a réitéré François.

"Nous devons tous travailler et nous engager pour parvenir à une paix durable, où l’État de Palestine et l’État d’Israël puissent vivre côte à côte, en abattant les murs de l’inimitié et de la haine", a ajouté le souverain pontife.

"Nous devons tous chérir Jérusalem, pour qu’elle devienne la ville de la rencontre fraternelle entre chrétiens, juifs et musulmans, protégée par un statut spécial assuré au niveau international", a conclu le pape François alors qu'Israël a proclamé cette ville comme sa capitale après l'annexion de Jérusalem-Est.