L’ONU épingle la France pour les discriminations raciales et les violences policières

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Forces de police appréhandent un manifestant lors d'une manifestation contre la réforme des retraites à Paris le 19 janvier 2023. 
Forces de police appréhandent un manifestant lors d'une manifestation contre la réforme des retraites à Paris le 19 janvier 2023.  
© AP Photo/Lewis Joly
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Attaques contre les migrants, profilage racial, violences policières: la France s'est vue visée par des critiques à l'ONU. L’organisation internationale examinait en ce jour si symbolique du 1er mai la situation des droits de l'homme dans l'Hexagone.
Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU s'est penché pendant plus de trois heures sur la situation des droits humains en France, une procédure à laquelle se soumettent régulièrement tous les États membres des Nations unies.

Voir : France : la Ligue des droits de l'homme, cible du gouvernement français
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Un grand nombre de pays, y compris les États-Unis mais également la Tunisie, ont appelé la France à accroître ses efforts pour lutter contre les violences et les discriminations raciales.

"Nous recommandons à la France d'intensifier ses efforts pour lutter contre les crimes et les menaces de violence motivés par la haine religieuse tels que l'antisémitisme et la haine antimusulmane", a déclaré la représentante américaine, Kelly Billingsley.

"Il y a une augmentation du racisme et de la xénophobie", a accusé le représentant chinois, qui a appelé la France à cesser de prendre "des mesures qui violent les droits des migrants".

Voir : Migrants : vers une "banalisation" de la rétention
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La police française montrée du doigt

Le Brésil, ainsi que le Japon, ont critiqué "le profilage racial par les forces de sécurité" et l'Afrique du Sud a appelé les autorités françaises "à prendre des mesures pour garantir des enquêtes impartiales par des organes extérieurs à la police dans tous les cas d'incidents racistes impliquant des policiers".
 
Policier frappant un manifestant ce 1er mai 2023 à Paris.
Policier frappant un manifestant ce 1er mai 2023 à Paris.
© APPhoto/Aurélien Morissard

Les violences policières lors d'opérations de maintien de l'ordre ont également été mises en exergue par plusieurs délégations comme la Suède, la Norvège et le Danemark par exemple.

Celle du Liechtenstein a réclamé une enquête indépendante sur ces excès, le Luxembourg a demandé que la France "repense sa politique en matière de maintien de l'ordre" tandis que la Malaisie a réclamé que les responsables "soient punis".

La Russie se joint aux critiques

La Russie, le Venezuela et l'Iran, trois pays dont les graves violations des droits de l'homme sont régulièrement condamnées par l'ONU et les organismes de défense des droits humains, ont aussi choisi de critiquer plus particulièrement les violences policières.

"Nous sommes préoccupés par les mesures dures et parfois violentes visant à disperser des citoyens pacifiques", a déclaré la représentante russe, Kristina Sukacheva.

En France même, les critiques se sont multipliées contre le recours à la force jugé excessif ces derniers mois envers les manifestants opposés à la réforme des retraites.

Un usage de la force "strictement encadré"

Pendant la session des réponses de la délégation française, Sabrine Balim, conseillère juridique du ministère de l'Intérieur, a fait valoir que "l'usage de la force est strictement encadré, contrôlé et en cas de faute sanctionné".
 
Lors du Carnaval de la Plaine à Marseille, une jeune fille arrêtée par les forces de maintien de l'ordre le 19 mars 2023.
Lors du Carnaval de la Plaine à Marseille, une jeune fille arrêtée par les forces de maintien de l'ordre le 19 mars 2023.
© AP Photo/Daniel Cole

En outre, elle a rappelé que les forces de l'ordre avaient obligation de porter un numéro d'identification individuel "afin d'assurer une visibilité et traçabilité de leurs actions".

Une obligation pas toujours respectée et le ministre français de l'Intérieur, Gérald Darmanin a demandé qu'il soit porté "en toutes circonstances".