OTAN : 2023, l'année de l'adhésion pour la Suède et la Finlande ?

Le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg estime que la Suède et la Finlande pourraient intégrer l'organisation dès 2023. Cette décision dépend toutefois des parlements turcs et hongrois.
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Jens Stoltenberg
Le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg, lors d'une conférence de presse à Bucarest le 30 novembre 2022.
AP Photo/Alexandru Dobre
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La Suède et la Finlande vont-elles pouvoir entrer dans l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN) ? "Je m'attends (à ce que l'adhésion ait lieu en 2023), mais je ne garantirai pas la date exacte, car il s'agit bien sûr d'une décision souveraine du Parlement turc et du Parlement hongrois, (qui) n'ont pas encore ratifié l'accord", explique le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg. La Hongrie et surtout la Turquie bloquent depuis mai l'entrée des deux pays nordiques dans l'OTAN.

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"Nous avons eu des négociations, et elles ont été assez exigeantes, en juillet de l'année dernière, lorsque la Turquie, la Finlande et la Suède ont convenu d'un mémorandum commun dans lequel elles décrivaient comment elles pouvaient intensifier leur collaboration, à la fois en ce qui concerne les exportations d'armes, mais aussi, par exemple, dans la lutte contre le terrorisme", rappelle Stoltenberg. 

Le moment est venu de finaliser le processus d'adhésion et de ratifier le protocole d'adhésion.Jens Stoltenberg, secrétaire général de l'OTAN

"La Finlande et la Suède ont respecté cet accord et se sont clairement engagées à avoir une coopération à long terme avec la Turquie sur ces questions, déclare-t-il. Par conséquent, le moment est venu de finaliser le processus d'adhésion et de ratifier le protocole d'adhésion."

Des demandes de la Turquie dénoncées

Un peu plus tôt dans la journée, le Premier ministre suédois avait dénoncé certaines demandes de la Turquie. En décembre, la Cour Suprême suédoise a refusé d'extrader le journaliste Bülent Kenes comme le réclamait le président turque Recep Tayyip Erdogan.

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Ankara "dit aussi qu'elle veut des choses que nous ne pouvons et ne voulons pas lui donner", avait alors souligné Ulf Kristersson lors d'une conférence sur la défense et la sécurité.

"Nous sommes convaincus que la Turquie va prendre une décision, nous ne savons juste pas quand", a-t-il dit avant d'ajouter: "La décision est dans le camp de la Turquie".

Cette décision dépend notamment de plusieurs facteurs de politique intérieure turque.

Fin décembre, Ankara avait relevé des "mesures positives" prises par Stockholm, mais réclamait "d'autres pas importants" pour lever ses objections à l'entrée de la Suède dans l'Otan, avait alors indiqué le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu.

Le secrétaire-général de l'OTAN a souligné pour sa part la rapidité du processus d'adhésion des deux pays.

"Bien sûr, j'aimerais qu'il soit finalisé le plus rapidement possible. Mais en même temps,c'est un processus rapide par rapport à tous les processus d'adhésion à l'Otan", dit Jens Stoltenberg. "Je suis convaincu que cela se produira, mais je me garderai bien de spéculer sur le moment exact où cela interviendra", conclut-il.