06H40

DIRECT - Ukraine : "Le monde doit faire pression sur la Russie" selon Zelensky

Les hommes de Wagner ont quitté leurs positions en Russie sur ordre de leur chef Evguéni Prigojine. Il a fait volte-face après tenté de défier l'autorité du président russe Vladimir Poutine. Au lendemain de cette rébellion avortée, Volodymyr Zelensky appelle la communauté internationale à "faire pression sur la Russie".

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volodymyr zelensky

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky lors d'une conférence de presse donnée aux côtés du Premier ministre britannique Rishi Sunak à Alylesbury dans le comté de Buckinghamshire. Angleterre, 15 mai 2023.

AP/Carl Court
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20h05
"Un cirque"

Sur le front Est en Ukraine, pas de changements après la rébellion avortée de Wagner

Au lendemain de la spectaculaire rébellion armée menée par Evguéni Prigojine et ses hommes de Wagner en Russie, l'armée de Kiev disait dimanche ne constater aucun changement majeur sur le front autour de Bakhmout, dans l'Est de l'Ukraine.

"La plupart des troupes comprennent qu'il s'agit d'un cirque, que les Russes ne sont pas partis. Ils sont toujours à leurs positions", observe Nazar, 26 ans, un soldat barbu garé dans une station-service, sur une route dans la zone de Bakhmout.

La ville de Bakhmout, dans le Donbass, a été pendant plusieurs mois l'épicentre des violents combats entre forces ukrainiennes et celles du groupe paramilitaire Wagner, menées par leur chef tempétueux, Evguéni Prigojine. Malgré sa prise en mai par les combattants de l'homme d'affaires, qui a ensuite rendu le contrôle de la zone à l'armée russe régulière, les hostilités avec les troupes de Kiev continuent.

19h54
repos

La Russie recommande un jour de congés aux journalistes après un week-end "tendu".

Dimanche, le ministère russe de la Transformation numérique a publié un communiqué recommandant aux journalistes et aux spécialistes du secteur informatique de prendre du repos après un week-end "tendu". "La journée de samedi a été très prenante émotionnellement et tendue", a d'abord souligné le ministère.

Puis d'ajouter: "Par conséquent, nous recommandons que même les entreprises informatiques en fonctionnement continu, les opérateurs de télécommunications et les médias opérant dans des régions qui étaient hier à l'épicentre des événements, accordent demain un jour de congés aux employés". Les employés concernés par ce repos, selon le ministère, devraient être ceux "qui ne sont pas impliqués dans des fonctions dites 'critiques'".

"De nombreux employés du ministère ont passé le week-end sur leur lieu de travail (...), donc nous avons également pris cette décision pour nos employés", est-il aussi écrit dans le communiqué.

19h31
échange entre Kiev et Washington

"Le monde doit faire pression sur la Russie" affirme Zelensky.

Volodymyr Zelensky a aussi dit dimanche avoir échangé avec son homologue américain Joe Biden sur la rébellion avortée du groupe paramilitaire Wagner, la veille, en Russie.

"Nous avons discuté du cours des hostilités et des processus qui se déroulent en Russie. Le monde doit faire pression sur la Russie jusqu'à ce que l'ordre international soit rétabli", a indiqué le président ukrainien sur ses réseaux sociaux, saluant "une conversation positive et inspirante" avec M. Biden.

19h13
sommet de l'otan

Zelensky dit avoir échangé avec Biden par téléphone.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky et le chef d'État américain Joe Biden ont échangé par téléphone ce dimanche. Le dirigeant ukrainien a salué sur Twitter "la volonté du président et du peuple américains de se tenir aux côtés de l'Ukraine jusqu'à la libération complète de nos territoires à l'intérieur des frontières internationalement reconnues".

Cet échange intervient alors que le prochain sommet de l'OTAN doit se tenir à partir de lundi 26 juin à Vilnius en Lituanie. "Nous avons coordonné nos positions à la veille du sommet de l'OTAN à Vilnius, discuté de la poursuite des travaux sur la mise en œuvre de la formule de paix en Ukraine et des préparatifs du sommet mondial pour la paix", a aussi fait savoir Volodymyr Zelensky.

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17h30
fragilité russe ?

La rébellion de Prigojine "montre les divisions qui existent au sein du camp russe", estime Macron.

Le président français Emmanuel Macron a accordé un entretien à La Provence ce dimanche. Dans les colonnes du journal, il a estimé que la rébellion du chef du groupe paramilitaire Wagner, Evguéni Prigojine, "montre les divisions qui existent au sein du camp russe, la fragilité à la fois de ses armées et de ses forces auxilliaires".

Le fait que vous ayez quelqu'un de l'intérieur remettant en cause l'autorité de Poutine et questionnant directement les raisons pour lesquelles il a lancé cette agression de l'Ukraine, c'est en soi quelque chose de très puissant.

Emmanuel Macron

Au lendemain de la mutinerie avortée, le chef de l’État français a indiqué avoir "suivi les événements heure par heure, en lien avec les principaux partenaires de la France", en soulignant une "situation qui reste évolutive".

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14h18
"affaire intérieure"

La Chine assure soutenir les efforts de la Russie pour "protéger la stabilité" du pays.

Le ministère chinois des Affaires étrangères a assuré dimanche qu'il soutenait les efforts de la Russie pour "protéger la stabilité" du pays, première réaction de Pékin après la rébellion du groupe paramilitaire Wagner, qui a fait trembler le Kremlin.

"En tant que voisin amical et partenaire stratégique, la Chine soutient la Russie dans ses efforts pour protéger la stabilité du pays, se développer et atteindre la prospérité", a déclaré le ministère dans un communiqué, soulignant que ce qui venait de se passer en Russie était une "affaire intérieure".

14h05
position précaire

Qui est Serguei Choïgou, menacé par la révolte de Wagner ?

Vladimir Poutine et Sergueï Choïgou ont pris ensemble des bains de soleil, torse nu dans la Sibérie lointaine, partagé des parties de pêche et joué dans la même équipe de hockey sur glace. Le ministre russe de la Défense a longtemps été considéré non seulement comme un allié politique du président, mais aussi comme l'un de ses rares amis au sein de l'élite russe.

Toutefois, leurs relations et la longue carrière politique de Choïgou sont désormais confrontées à un défi considérable après la révolte menée par le chef du groupe paramilitaire Wagner, Evguéni Prigojine.

Poutine a mis fin à la révolte après une médiation surprise menée par le président bélarusse Alexandre Loukachenko. Mais la position de Choïgou, qui a pour le moment disparu de la scène publique, est devenue particulièrement précaire. Prigojine a réussi le tour de force de s'emparer du quartier général du commandement sud de l'armée russe à Rostov-sur-le-Don, centre névralgique de l'invasion de l'Ukraine. Il a aussi accusé Choïgou de fuir "comme un lâche" et juré qu'il "serait arrêté".

Le ministre de la Défense russe Sergueï Choïgou à Moscou, le 28 octobre 2022.
Le ministre de la Défense russe, Sergueï Choïgou, à Moscou, le 28 octobre 2022.
AP/Mikhail Metzel
14h00
confusion

La mutinerie de Wagner en Russie peut-elle profiter aux Ukrainiens ?

Une mutinerie a été menée en Russie le 23 juin par la milice Wagner aux ordres de Evguéni Prigojine. La manœuvre a été avortée mais a semé la confusion et affaibli l'image de Vladimir Poutine et de ses chefs militaires. Cette situation pourrait-elle avoir un impact sur la guerre en Ukraine ? Analyse.

Si Prigojine reste en vie, tous les acteurs russes de la sécurité se sentiront en position d'impunité.

William Alberque, Institut international pour les études stratégiques (IISS)

13h12
dans les tranchées

L'armée ukrainienne progresse dans les tranchées tenues par les troupes russes vers Bakhmout.

Selon les informations rapportées par l'agence de presse Reuters, l'armée ukrainienne dit avoir envahi les tranchées russes près de Bakhmout. 
 

12h27
intérêt commun

Pékin a exprimé son "soutien" à Moscou après la rébellion de Wagner.

La Russie affirme que la Chine a exprimé son "soutien" aux efforts du président Vladimir Poutine pour "stabiliser la situation" après la rébellion du groupe paramilitaire Wagner, qui a fait trembler le Kremlin. Pékin, de son côté, a laconiquement indiqué que son ministre des Affaires étrangères Qin Gang et Andreï Roudenko avaient échangé "sur les relations sino-russes et les questions internationales et régionales d'intérêt commun".

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12H06

Pékin a exprimé son "soutien" à Moscou, selon la diplomatie russe

La Russie a affirmé que la Chine avait exprimé son "soutien" aux efforts du président Vladimir Poutine pour "stabiliser la situation" après la rébellion du groupe paramilitaire Wagner, qui a fait trembler le Kremlin.

Lors d'une rencontre dimanche à Pékin entre le vice-ministre russe des Affaires étrangères Andreï Roudenko et le vice-ministre chinois des Affaires étrangères, Ma Zhaoxu, "la partie chinoise a exprimé son soutien pour les efforts des dirigeants de la Fédération de Russie pour stabiliser la situation dans le pays en lien avec les événements du 24 juin", journée marquée par l'insurrection de Wagner, a dit la diplomatie russe dans un communiqué.

12h06
"humilier poutine"

"On ne va pas parier notre avenir géopolitique sur les milices Wagner", estime Raphaël Glucksmann

"On ne va pas parier notre avenir géopolitique sur les milices Wagner, on ne peut pas faire nos calculs en fonction de M. Prigojine", estime l'eurodéputé français Raphaël Glucksmann, au lendemain du coup de force avorté du groupe paramilitaire. A propos du chef de Wagner, Evguéni Prigojine, M. Glucksmann l'a décrit comme "un proxénète qui sort de taule et qui fait du fascisme son fonds de commerce, c'est quelqu'un qui tue des gens à coups de masse", en qualifiant le groupe paramilitaire qu'il dirige comme "le Daech russe", lors de l'émission Questions politiques sur France Inter, en partenariat avec Le Monde et France Télévisions.

"Ce qui est certain, c'est qu'il faut qu'on soit constant dans notre effort, parce que la résistance ukrainienne produit des résultats en Russie même et seule la défaite sortira le peuple russe de l'état de psychose collective dans lequel ce régime l'a plongée (...) depuis 20 ans", a-t-il poursuivi, en déplorant une aide européenne à l'Ukraine "trop limitée".

"Jamais dans l'histoire européenne on a eu des investissements dans notre propre sécurité aussi fructueux que chaque euro et chaque arme qui va à la résistance ukrainienne", a-t-il encore fait valoir, en considérant que "oui, il faut humilier Vladimir Poutine: la seule manière qu'un tyran retire ses troupes, c'est qu'il soit humilié, c'est que les Russes comprennent que c'est perdu, qu'on ne peut pas se comporter ainsi en Europe".

Celui qui avait été élu au Parlement de Strasbourg en 2019 après avoir pris la tête de la liste PS française a par ailleurs indiqué qu'il voulait "continuer" et "être candidat" lors des élections européennes de l'année prochaine. Mais "nous avons des différences extrêmement profondes à gauche", a-t-il fait remarquer. "Je ne peux pas aller aux élections européennes avec des gens qui ont une attitude floue sur l'Ukraine, sur la Russie de Vladimir Poutine ou la Chine de Jinping, parce que c'est finalement l'avenir de notre continent qui en jeu", a-t-il ajouté, en visant La France Insoumise, dont les troupes appellent à une liste commune de la Nupes.

13h41
"échec stratégique"

La crise en Russie pourrait créer un "avantage supplémentaire" pour l'Ukraine, selon Blinken.

La rébellion fomentée par Evguéni Prigojine en Russie peut-elle profiter à l'Ukraine ? "Dans la mesure où l'attention Russie est détournée (..) cela créée je pense un avantage supplémentaire" pour l'Ukraine en pleine offensive contre les forces russes, estime Antony Blinken, le chef de la diplomatie américaine. "Il est trop tôt pour savoir comment cela va se terminer. C'est un tableau qui évolue", a-t-il encore dit.

"Mais le fait que vous ayez quelqu'un de l'intérieur remettant en cause l'autorité de Poutine et questionnant directement les raisons pour lesquelles il a lancé cette agression de l'Ukraine, c'est en soi quelque chose de très puissant", a aussi soulevé Antony Blinken. "Ils ont eu à défendre Moscou contre des mercenaires qu'ils ont eux-mêmes créés", a-t-il encore relevé, insistant sur l'"échec stratégique" du président russe en Ukraine.

11H49

La Russie dit avoir repoussé plusieurs assauts de Kiev dans l'est de l'Ukraine

La Russie a affirmé avoir repoussé plusieurs assauts des forces ukrainiennes dans l'est de l'Ukraine, où Kiev avait annoncé samedi soir avoir lancé de nouvelles offensives et fait des progrès.

L'armée russe "a repoussé avec succès" les attaques menées par les forces de Kiev dans quatre zones du front, notamment dans les régions de Donetsk (est), mais aussi de Zaporijjia (sud), a indiqué le ministère russe de la Défense dans un communiqué, en précisant que dix de ces attaques avaient été repoussées près de Bakhmout (est).

11H16

Russie: les forces de Wagner se replient progressivement, Poutine affaibli

Les forces du groupe paramilitaire Wagner se replient progressivement dimanche en Russie après le coup de force avorté de leur chef Evguéni Prigojine, en vertu d'un accord avec Vladimir Poutine qui sort affaibli de cette crise inédite.

Evguéni Prigojine doit partir pour la Biélorussie, a annoncé samedi soir la présidence russe, sans qu'on sache, dimanche, quand ce départ aux allures d'exil est prévu, ni où se trouve le tempétueux patron de Wagner.

Lors d'une équipée de 24 heures qui a mené ses milices à moins de 400 km de Moscou, voire même 200 selon lui, il a fait trembler le Kremlin avant de faire volte-face et d'ordonner à ses hommes de rentrer dans leurs bases, après une médiation du dirigeant bélarusse Alexandre Loukachenko, seul allié européen du Kremlin.

Signe que l'urgence de la crise semble passée, les combattants de Wagner ont quitté dimanche les régions de Voronej et de Lipetsk, au sud de Moscou, étapes de leur tentative de rallier la capitale, selon les autorités locales.

La veille, ils avaient quitté le QG militaire dont ils s'étaient emparé à Rostov (sud-ouest), centre névralgique des opérations en Ukraine, sonnant la fin de cette mutinerie afin d'éviter "un bain de sang", selon les mots d'Evguéni Prigojine.

Pour autant, dans la capitale russe comme dans sa région, le "régime d'opération antiterroriste", qui confère des pouvoirs accrus aux forces de l'ordre, reste en vigueur dimanche.

D'importantes patrouilles de police étaient déployées le long de la route menant à la sortie de Moscou dans le sud de la capitale, a constaté une journaliste de l'AFP. Lundi sera journée chômée à Moscou.

C'est par là que les hommes de Wagner et leurs blindés auraient pu arriver, s'ils avaient poursuivi leur marche pour obtenir la tête du ministre de la Défense, Sergueï Choïgou, et celle du chef d'état-major, Valéri Guérassimov, accusés d'avoir sacrifié pour rien des dizaines de milliers d'hommes en Ukraine.

Annonçant l'accord conclu avec celui qui, quelques heures plus tôt, avait promis "de libérer le peuple russe", le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov avait salué "une résolution sans nouvelles pertes" de la crise.

Les poursuites pénales contre Evguéni Prigojine seront abandonnées et aucun des combattants du groupe Wagner, qui joue un rôle clé aux côtés de l'armée russe en Ukraine, ne sera poursuivi alors même qu'ils avaient pris les armes contre le Kremlin. 

"Personne ne persécutera (les combattants), compte tenu de leurs mérites au front" ukrainien, a assuré Dmitri Peskov. 

Les autorités russes n'avaient jusque-là jamais fait preuve d'une telle mansuétude, jetant en prison opposants et anonymes critiquant Vladimir Poutine et son offensive contre l'Ukraine. 

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avec agences