Real Madrid : qui pour remplacer Karim Benzema ?

Avec le départ de Karim Benzema, son meilleur buteur, le Real Madrid est en quête d'un successeur au Ballon d'or 2022 alors que l'attaque du club madrilène perd également plusieurs autres joueurs.

Image
Benzema part

Karim Benzema fait un signe de célébration après avoir marqué un but lors du match contre l'Athletic Bilbao, Madrid, 4 juin 2023.

AP Photo/Bernat Armangue
Partager2 minutes de lecture

"On va mettre la main à la pâte", a promis Carlo Ancelotti. Après l'annonce dimanche du départ de Karim Benzema, le Real Madrid a un été pour trouver un buteur, un capitaine et se faire à la vie sans le Ballon d'or 2022, au club depuis 2009.

En 48 heures, le Real Madrid a perdu Marco Asensio, Mariano Diaz, Eden Hazard et Karim Benzema. Quatre joueurs partis qui laissent derrière eux un chantier béant pour Ancelotti et la direction du club merengue: celui du front de l'attaque.

Certes, il y a toujours Vinicius, le comparse mal-aimé devenu le meilleur associé de Benzema, et qui s'est même approché de la bataille pour le Ballon d'Or cette saison, avec 23 buts et 21 passes décisives toutes compétitions confondues. Et son polyvalent compatriote Rodrygo, qui a débuté la saison sur le banc avant de s'immiscer progressivement dans le onze de départ, finissant l'exercice avec 19 buts et 11 passes décisives.

Comptons aussi le tout jeune Alvaro Rodriguez, 18 ans, qui a joué ses premières minutes en équipe première avec brio cette saison.

Mais en deux jours, la "Maison blanche" a libéré 76 millions d'euros de salaires (9M brut pour Asensio et Mariano, 28M pour Hazard et 30M pour Benzema), ce qui promet une offensive sur le marché des transferts.

"On cherche un attaquant"

Le Real a déjà annoncé des renforts durant la saison. Ancelotti avait ainsi glissé en conférence de presse que l'arrière gauche de 23 ans Fran Garcia, formé au Castilla mais qui évoluait au Rayo Vallecano depuis 2021, allait revenir au Real cet été en échange de 5 millions d'euros.

Le milieu offensif de 23 ans Brahim Diaz et le milieu défensif de 22 ans Antonio Blanco (lui aussi formé au Real), prêtés respectivement à l'AC Milan et à Alavés cette saison, vont également revenir à Madrid cet été, sans être assurés de rester dans l'effectif.

Mais cela n'arrange pas les affaires de Carlo Ancelotti en attaque.

"Il y a quatre attaquants qui s'en vont. Donc on doit mettre la main à la pâte, et on va le faire, mais sans se presser, parce qu'on a suffisamment de temps pour s'en occuper avec calme", a assuré "Carletto" dimanche après le nul 1-1 contre l'Athletic Bilbao pour le dernier match de Liga.

"Ce que l'on cherche, c'est un attaquant qui marque des buts, qui sait bien combiner avec les autres joueurs... en sachant que l'on a deux jeunes devant qui commencent à avoir un rôle important", a ajouté Ancelotti, évoquant Vinicius et Rodrygo.

Kane, Havertz, ou un autre ?

Plusieurs noms pointent sur le radar merengue. Le prodige du Borussia Dortmund Jude Bellingham (19 ans) a déjà donné son accord au club, selon la presse espagnole, et le Real pourrait annoncer son arrivée de façon imminente. Mais le jeune Anglais n'est pas un attaquant.

Dans le rôle de finisseur, le grand avant-centre Joselu pourrait arriver en prêt de l'Espanyol Barcelone, relégué en D2 espagnole. Mais il n'aura ni l'aura, ni le rendement d'un Benzema.

Selon la presse spécialisée, parmi les grands attaquants ciblés par le Real, on trouve Harry Kane et Kai Havertz.

A 29 ans, le buteur de Tottenham et capitaine de la sélection anglaise fait figure de favori pour pallier le départ du "Nueve". Havertz a pour lui son jeune âge (23 ans), mais l'Allemand de Chelsea, milieu offensif de formation, devra alors opérer une reconversion express pour évoluer comme avant-centre.

De quoi boucher les trous, avant l'arrivée attendue du prodige brésilien de Palmeiras Endrick (16 ans) à l'été 2024.

Mais habitué des mercato "galactiques" comme ceux des années 2001, 2002, 2003, et celui de 2009, qui avait vu arriver Benzema en même temps que Cristiano Ronaldo et Kaka, le président merengue Florentino Perez pourrait très bien réserver une surprise de dernière minute : avec sa puissance économique et ses arguments sportifs, le Real n'aura aucune difficulté à convaincre, ou du moins intéresser, les meilleurs attaquants de la terre.