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Des milliers de manifestants à Chicago contre la politique "anti-femmes" de Trump

Manifestation contre la politique "anti-femmes" du gouvernement Trump le 13 octobre 2018 à Chicago
Manifestation contre la politique "anti-femmes" du gouvernement Trump le 13 octobre 2018 à Chicago
afp.com - Kamil Krzaczynski
Manifestation à Chicago contre la politique "anti-femmes" du gouvernement Trump le 13 octobre 2018
Manifestation à Chicago contre la politique "anti-femmes" du gouvernement Trump le 13 octobre 2018
afp.com - Kamil Krzaczynski
Manifestation à Chicago contre la politique "anti-femmes" du gouvernement Trump le 13 octobre 2018
Manifestation à Chicago contre la politique "anti-femmes" du gouvernement Trump le 13 octobre 2018
afp.com - Kamil Krzaczynski
Manifestation contre la politique "anti-femmes" du gouvernement Trump à Chicago le 13 octobre 2018
Manifestation contre la politique "anti-femmes" du gouvernement Trump à Chicago le 13 octobre 2018
afp.com - Kamil Krzaczynski
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"Marchons jusqu'aux urnes": des milliers de personnes ont manifesté samedi à Chicago contre la politique "anti-femmes" du gouvernement Trump, en exhortant les Américaines à voter en masse lors des élections parlementaires début novembre pour renverser la vapeur.

"Votez, votre vie en dépend!", "Chaque vote, chaque élection, tout compte", proclamaient des pancartes brandies par des manifestants.

"Je voudrais que les femmes s'investissent dans les élections de mi-mandat", a dit à l'AFP une manifestante de 23 ans, Sarah Sieracki. "Les femmes doivent voter. Elles doivent sortir" voter, a-t-elle insisté.

Associations et responsables politiques ont installé des stands dans le centre de la troisième ville des Etats-Unis pour attirer les électeurs, tandis qu'un ballon géant représentant un Donald Trump en couche-culotte flottait au-dessus de la foule.

"Nous voulons (...) encourager les femmes à aller voter", a dit à l'AFP Jessica Schiller, dirigeante de la Women's March Chicago qui organise l'évènement.

Mme Schiller a estimé que la récente intronisation à la Cour suprême du juge Brett Kavanaugh, candidat du président Trump, malgré les accusations d'abus sexuels le visant, avait galvanisé de nombreuses femmes.

"Les femmes sont en colère, et nous commençons à nous sentir à l'aise dans cette colère", a-t-elle déclaré.

L'arrivée de Brett Kavanaugh, farouche défenseur des valeurs conservatrices, place les juges progressistes de la Cour suprême en minorité --avec quatre juges sur neuf-- au sein du temple du droit américain, qui veille à la constitutionnalité des lois et arbitre les sujets de société les plus épineux (peine de mort, mariage homosexuel, droit à l'avortement, défense de l'environnement...).

La confirmation tumultueuse du juge Kavanaugh, accusé par une universitaire d'une tentative de viol remontant à une soirée entre lycéens en 1982, est intervenue dans un pays politiquement très polarisé, où la mobilisation pour le mouvement #MeToo sur la question des agressions sexuelles reste très forte.

- "Reprendre les rênes" -

Les organisateurs de la marche de Chicago, qui se tenait sous le mot d'ordre "Marchons jusqu'aux urnes" (#MarchToThePolls), avaient prévu ce rassemblement moins d'un mois avant les élections parlementaires de mi-mandat, au cours desquelles le Parti démocrate espère reprendre le contrôle de la Chambre des représentants aux républicains.

Des rassemblements similaires sont prévus en octobre dans d'autres Etats, dont certains traditionnellement favorables aux républicains comme le Texas, la Géorgie ou la Caroline du Sud.

Il s'agit, selon Women's March Chicago, de protester contre "le programme anti-femmes de la Maison Blanche et du Parti républicain".

Les participants à la marche pour les femmes de Chicago sont invités à glisser dès samedi, après avoir battu le pavé, leur bulletin dans les urnes, l'Illinois permettant aux électeurs de voter en avance pour ceux ne pouvant le faire le jour du scrutin.

Les organisateurs assurent que leur évènement n'appuie aucun parti, même si le financement vient en grande partie de groupes soutenant les démocrates et qu'un message d'Hillary Clinton, rivale malheureuse de Donald Trump en 2016, a été diffusé sur un écran géant.

"Nous voulons reprendre les rênes à un gouvernement hors de contrôle, et les donner à des responsables qui peuvent nous mener dans la bonne direction", avait déclaré cette semaine en conférence de presse Eman Hassaballa Aly, une organisatrice.