Terriennes

M comme #MeToo avec Fatima Benomar, militante féministe

De quoi #MeToo est-il le nom ? <em>"Une révolution"</em> pour la parole des femmes, selon la militante et membre de <a href="https://www.noustoutes.org/" target="_blank">NousToutes</a>, Fatima Benomar, <em>"créant enfin un espace d'écoute médiatique et empathique dans la société"</em>. 
De quoi #MeToo est-il le nom ? "Une révolution" pour la parole des femmes, selon la militante et membre de NousToutes, Fatima Benomar, "créant enfin un espace d'écoute médiatique et empathique dans la société"
©Terriennes/capture d ecran
De quoi #MeToo est-il le nom ? <em>"Une révolution"</em> pour la parole des femmes, selon la militante et membre de <a href="https://www.noustoutes.org/" target="_blank">NousToutes</a>, Fatima Benomar, <em>"créant enfin un espace d'écoute médiatique et empathique dans la société"</em>. 
L'une des premières marches du mouvement #MeToo à Hollywood ici à Los Angeles le 12 novembre 2017, coup d'envoi d'une libération mondiale de la parole des femmes sur les violences sexuelles. 

C'est à l'automne de l'année 2017 que la vague #MeToo est partie de la côte ouest des Etats-Unis pour déferler sur le monde. Abus, harcèlements et agressions sexuelles, la parole des femmes se "libère" du moins se fait entendre via les réseaux sociaux et les médias. Si on peut unanimement reconnaitre qu'il y a eu un avant et un après, quel impact ces mouvements ont-ils vraiment eu sur la lutte des femmes pour leurs droits ? Le point de vue d'une militante, Fatima Benomar. 

De quoi #MeToo est-il le nom ?
©DR
"Moi aussi, j'ai été agressée", "Moi aussi, j'ai été victime de sexisme", "Moi aussi, j'ai subi des violences", "Moi aussi, j'ai été violée" ... Conjugué à l'infini et universellement, ce cri de ralliement a mis en lumière et en écho à la face du monde une réalité : la moitié de la planète a connu ou connaitra au moins une fois au cours de sa vie un épisode de discrimination ou de violence juste en raison du fait qu'elle est une femme. Mais quelque chose a changé, la honte a changé de camp et désormais, les femmes, savent qu'elles ne sont plus seules, et qu'elles peuvent en parler publiquement avec l'espoir d'être entendues voire enfin écoutées, et pour certaines de revendiquer leur statut de victime afin de mieux le dépasser et en faire une force de résilience, de vie. 

#MeToo, année zéro

Voilà donc tous les espoirs portés par le tsunami provoqué par les scandales, révélés au grand jour, jour après jour. Mais au-delà du choc, quel est le réel impact de ce mouvement sur les luttes des femmes pour leurs droits ? Nous avons posé la question à une militante de terrain, Fatima Benomar, membre du collectif #NousToutes et autrice de Féminisme : la révolution inachevée ! (Bruno Leprince - 2013). 
 
Terriennes : M comme #Metoo… Quelle est votre définition de ce mouvement ?
 
Fatima Benomar : C'est une sorte de révolution, puisque effectivement le mouvement s'est propagé dans le monde, avec des expressions différentes selon les pays. En France, c'était plutôt #balancetonporc, #moiaussi au Québec, etc. Quand je dis que c'est une révolution, je veux dire que l’on a parlé des violences faites aux femmes de leur point de vue, sans le dénigrer ou l'écraser, ou simplement y rester indifférent, tant le mouvement a été massif. Des milliers de femmes ont submergé les réseaux sociaux de leurs propres témoignages. Surtout, les femmes ont lu les témoignages d’autres femmes. Et là, elles se sont dit que ce n’était pas elles qui étaient maudites, qui tombaient toujours sur des mecs tordus, et qu’il y avait une universalité dans les expériences des femmes, que ce soit dans la sphère privée, publique ou professionnelle et même dans la rue, par rapport aux violences masculines.
 
L'actrice américaine Rose McGowan, à gauche, sur scène aux côtés de Tarana Burke, à droite, qui a lancé le mouvement #MeToo dès 2007 contre les abus et agressions sexuelles, soit 10 ans avant que n'éclate le scandale Weinstein. 
L'actrice américaine Rose McGowan, à gauche, sur scène aux côtés de Tarana Burke, à droite, qui a lancé le mouvement #MeToo dès 2007 contre les abus et agressions sexuelles, soit 10 ans avant que n'éclate le scandale Weinstein. 
©AP Photo/Paul Sancya
Il y a eu un vrai travail de réalisation de cet espace dans la société, un espace même pas médiatique, mais empathique.
Fatima Benomar, militante #NousToutes
On présente souvent #MeToo comme un mouvement de libération de la parole des femmes. Qu’en pensez-vous ?
 
Nous disons aussi que cela a été la libération des oreilles, davantage que de la parole. Evidemment, les femmes libèrent un peu plus la parole quand elles se doutent qu'elle va être mieux écoutée, qu’elle ne va pas être moquée, ou tout simplement pas crue. Il y a eu un vrai travail de réalisation de cet espace dans la société, un espace même pas médiatique, mais empathique.
 
©Fatima Benomar/Linkedln
On ne se rend pas toujours compte du temps qu'il a fallu. Là, nous parlons de 2017, mais la première fois qu'on a parlé de #metoo, qui a permis l'existence de #Balancetonporc, c'était en 2007, c'est-à-dire qu'il y a eu dix ans entre le premier #MeToo, lancé par Tarana Burke, et le deuxième, propulsé par Alyssa Milano. Dix ans qui ont montré les étapes et les possibilités de cette libération et de la parole et de l’écoute.

Pendant ce laps de temps, il y a eu l'affaire DSK, qui a fait un pont entre les États-Unis et la France. Au départ, Tarana Burke voulait plus particulièrement souligner la parole des femmes issus des minorités visibles, et l'affaire DSK, c'est justement un homme blanc, puissant, qui s'en prend à une femme noire prolétarisée, femme de ménage dans un hôtel de luxe. Juste avant #metoo et #balancetonporc, il y a eu en France l'affaire Jacqueline Sauvage, qui a mis en lumière la question des violences faites aux femmes, paradoxalement à travers le cas d'une femme qui est allée jusqu'à tuer son mari, en légitime défense pour permettre sa propre survie, et dont on a obtenu qu'elle soit graciée par le président de la République, ce qui n'est pas une mince affaire.
Puis juste après l'élection de Donald Trump, aux Etats-Unis, il y a eu les immenses Women's March qui ont en quelque sorte incarné l’universalité de toutes les causes, puisque toutes les luttes se sont rassemblées derrière elles – les luttes écologistes, les luttes contre l'islam ban… Toutes les luttes suivaient les marches des femmes pour dire non à tout ce que représente Donald Trump en terme de sexisme, de racisme et cetera. C’est tout cela que nous disent les dix années qui viennent de s'écouler.
 
En relisant cette tribune avec le recul, je dirais qu’elle se suffit à elle-même pour illustrer la tolérance qu'on avait à l'époque de la question des violences faites aux femmes.
Fatima Benobar
Il faut aussi entendre ce qu’en disent les autres, parce que c'est peut-être ce qu’il a de plus éloquent. Dès que #Balancetonporc et #MeToo sont créés, il y a tout de suite un backlash sous la forme d’une tribune de femmes qui sont contre ce mouvement et expliquent qu'il y a aussi des femmes qui ont envie d’avoir des mains aux fesses etc. En relisant cette tribune avec le recul, je dirais qu’elle se suffit à elle-même pour illustrer la tolérance qu'on avait à l'époque de la question des violences faites aux femmes.

Ce que l’on reproche parfois au mouvement #balancetonporc, c’est le « balance » - une forme de dénonciation qui accuse et condamne avant la justice…
 
C'est vrai que balance ton porc peut être une forme de monstruosité née d’un état de fait qui n'est pas normal. Nous avons la justice, seul ministère qui a pour nom une vertu, et auquel tout le monde nous dit de s’en remettre. Mais qu’est-ce que la justice d'un pays où – et cela est reconnu au plus haut niveau de l'État – seuls 1 % des violeurs sont condamnés, et quand les femmes vont porter plainte, seuls 10 % des violeurs accusés sont condamnés. Est-ce à dire que nous vivons dans un pays où l’on admet que 90 % des femmes qui vont porter plainte pour viol sont des menteuses ? C'est un problème ! Il y a une telle anomalie dans le traitement judiciaire et policier des violences faites aux femmes – le viol, mais aussi les agressions sexuelles et le harcèlement sexuel, qui est encore plus dénigré dans l'accueil institutionnel – qu’il fallait que ça déborde. Il fallait que la parole des femmes puisse exister ailleurs.
 
Seuls 10 % des violeurs accusés sont condamnés. Est-ce à dire que nous vivons dans un pays où l’on admet que 90 % des femmes qui vont porter plainte pour viol sont des menteuses ?
Fatima Benomar
De toute façon, le sexisme et le patriarcat ce sont des ordres tellement antérieurs au capitalisme et à la société qu’ils n'ont même pas besoin de lois sexistes pour exister. Aujourd'hui, ils fonctionnent naturellement sur les femmes, qui prennent elles-mêmes leurs dispositions pour ne pas sortir le soir et la nuit, par exemple.
En 2016, j’ai moi-même porté plainte pour une agression à Paris. D’abord, on n’a pas voulu prendre ma plainte, mais j’ai beaucoup insisté. Finalement, la personne qui a pris ma plainte m’a dit de ne pas rentrer chez moi aussi tard – il était minuit quand j’ai été agressée - ou bien de rentrer accompagnée. Cette personne sait très bien qu’elle ne se réfère à aucun texte de loi, mais à un ordre social instauré pour que les femmes s'autodisciplinent et ne prennent pas de risques face aux violences masculines.
Dans un état tellement dysfonctionnel, il fallait que ce débordement existe. Aujourd'hui, tout le monde trouve que ce n'est pas normal, mais il faudrait faire la liste de tout ce qui n'est pas normal… L'omertà, par exemple, dans la famille, dans les partis politiques. Tout ce qui fait que les femmes ne vont pas porter plainte, ou si elles le font, ne sont pas crues, voire renvoyées sans que la plainte soit enregistrée. Et si elles portent plainte pour viol, elles ont 9 chance sur 10 d'offrir sur un plateau à l'homme qui les a violées son blanchiment officiel.
 
Chaque année, en marge de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes le 25 novembre, des manifestations sont organisées en France, comme ici à Paris, et partout dans le monde. 
Chaque année, en marge de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes le 25 novembre, des manifestations sont organisées en France, comme ici à Paris, et partout dans le monde. 
©IM
Justement, après le raz-de-marée de ces dernières années, on a l’impression que l’élan est un peu retombé. Le mouvement #metoo a-t-il apporté de vrais changements ?
 
Oui. La façon dont on commente aujourd’hui les affaires d’agression sexuelle n'est pas la même que celle dont on commentait l'affaire DSK en 2011, il y a 10 ans. Autant de pas en avant faits par les femmes pour s’extraire du sentiment d’accablement. Deuxième acquis, c’est qu’il y a dix ans, on accusait les féministes d’exagérer les chiffres et l’état des lieux, alors qu’aujourd’hui, on n’a même plus besoin de nous - la parole des femmes qui s'exprime à l'état brut suffit. Les idées reçues sur le profil des violeurs ont aussi volé en éclats. Hier encore, ce n'était pas une question de société, mais d'hommes marginalisés parce que psychopathe, parce migrants… Les agresseurs mis en cause aujourd’hui sont des hommes charmants et au-dessus de tout soupçon, comme Patrick Poivre d'Arvor ou Nicolas Hulot. Autant il y a dix ans, nous, les féministes étions moquées en direct sur les plateaux de télé, regardées de haut et pas prises au sérieux, autant aujourd'hui, on nous écoute, on s'organise même contre nous. Je dirais même plus, nous sommes craintes, au point de nous accuser de représenter un danger pour la société.
 
Certes, le moment est venu de penser l’étape d'après, mais elle vient déjà des mouvements de la société. Ce ne sont pas les féministes qui ont orchestré #sciencesporc, sur les violences sexuelles commises à Sciences-Po, ni le #metoogay. Aujourd’hui, les femmes savent que leur parole peut maintenant être entendue dans l'espace public et l'espace médiatique. Ce n’est pas que l’élan retombe, mais que nous, en tant que mouvement social, devons penser l’étape suivante. C'est pour cela que nous avons voulu traduire le #MeToo des réseaux sociaux en #MeToo dans la rue et c'est ainsi que, en France, sont apparues les marches NousToutes, qui comptent parmi les plus massives des marches féministes du pays.
 
Fatima Benomar, militante féministe, ici lors de l'immense mobilisation du 25 novembre 2019 contre les violences faites aux femmes dans les rues de Paris, rassemblant 50 000 personnes. 
Fatima Benomar, militante féministe, ici lors de l'immense mobilisation du 25 novembre 2019 contre les violences faites aux femmes dans les rues de Paris, rassemblant 50 000 personnes. 
©page facebook/Fatima Benomar


 
Rendez-vous dans dix ans : #MeToo aura-t-il laissé une trace ? Quels sont vos espoirs ?
 
Les pessimistes le disent : il ne faut pas croire dans la linéarité du mouvement de conquêtes des droits des femmes. Entre la Révolution française et aujourd’hui, en passant par l'époque napoléonienne et les années 1970, il n’a pas fait que progresser. Quand je parle à des féministes qui ont vécu le mouvement de libération des femmes dans les années 1970, elles disent qu'elles pensaient que la question des droits des femmes était réglée. C’était un sujet politique majeur, il avait eu des actions, des débats, des procès médiatisés, et cette mémoire, pensaient-elles, ne pouvait pas être oubliée. Or quand j’ai découvert le milieu féministe militant, en 2009, personne ne parlait de féminisme et il m’a fallu creuser pour découvrir ce qu'avait été le mouvement de libération des femmes dans les années 1970 et, avec le procès porté par Gisèle Halimi contre le viol, jusque dans les années 1990. Alors oui, il faut entretenir cette mémoire, avec sa production de livres, de documentaires, pour assurer la transmission aux jeunes femmes aujourd'hui.
 
Ce que j'espère, c’est que la France se sera inspirée des réformes mises en oeuvre dans des pays qui ont une définition plus juste des violences faites aux femmes, comme l’Islande ou la Suède, qui ont des résultats en termes de condamnation des hommes violents plus probants.
Fatima Benomar
Il ne faut pas croire que tout est acquis et que dans dix ans, les droits des femmes seront un thème central. Il faut travailler pour y parvenir. Ce que j'espère, c’est que la France se sera inspirée des réformes mises en oeuvre dans des pays qui ont une définition plus juste des violences faites aux femmes, comme l’Islande ou la Suède, qui ont des résultats en termes de condamnation des hommes violents plus probants. J’espère qu’un projet scolaire comme les abécédaires de l'égalité contre le sexisme à l'école, comme celui qui a été tenté sous le quinquennat de François Hollande, qui, malheureusement, a reculé, ne déclanchera plus une levée de boucliers et que l’on trouvera normal que, dès le plus jeune âge, d’apprendre ce qu'est le consentement et le respect dans le couple, et ce qui relève des violences. Pour l'instant, c'est nous qui faisons ce travail qui est d'utilité publique, un travail qui devrait pris en charge par l'État.
 
C'est le mouvement social qui a fait le violentomètre, que je vous invite à découvrir sur Internet, qui sensibilise les plus jeunes, mais aussi les moins jeunes, à des comportements que l'on pense être normaux au sein du couple, qui relève du privé. Or il y a violence dès lors que l’on commence à contrôler votre tenue, à exiger un rapport sexuel alors que l’autre n’en a pas envie, etc. Ce sont des militantes qui ont démarché les boulangeries pour leur demander de couvrir les baguettes de sachets sur lesquels est imprimé le violentomètre. Tout cela, un jour peut-être, sera pris en charge par l'État de façon beaucoup plus massive que ce que nous pouvons faire ou tenter de façon bénévole.

Vous êtes née et avez grandi au Maroc. La parole des femmes y est-elle aussi entendue ?

Il y a un intérêt pour la question. Depuis la Moudawana, qui a un peu changé le texte de loi et qui a pris en charge l'importance de la lutte contre les violences faites aux femmes, il y a eu une abondante production cinématographique sur les femmes. Quand j'étais adolescente, il avait le mot femme dans tous les titres de films - La parole d'une femme, Femme et femme... Ces films interrogeaient de manière quasi militante la conditions des femmes face à l'héritage, face au mariage, et qui étaient des films populaires.

La dernière fois que je suis rentrée au Maroc, en 2018, il y avait dans tous les bus des campagnes institutionnelles de prévention des violences faites aux femmes. Les effets ne sont certes pas énormes, mais il y a par ailleurs un énorme mouvement social, au Maroc, qui porte les questions sociales. Ce n'est pas très médiatisé, mais il y a des manifestations monstres, dont certaines mettent en cause le pouvoir. Alors qu'au Maroc, le roi est considéré comme le descendant direct du Prophète. Or le roi lui-même a dû parfois reculer sur certaines questions, comme quand il avait grâcié un criminel pédophile et qu'il avait dû revenir sur sa décision - ne serait-ce que symboliquement, car l'homme avait déjà quitté le pays - tant elle avait été contestée par la rue. 

Ces mouvements sont réprimés, il est vrai, mais ils existent et la mobilisation est revigorée après le printemps arabe, avec des aspirations sociales. Comme partout, les féministes locales doivent se battre pour être entendues au sein même de ces mouvements sociaux. Ce n'est jamais spontané et elles doivent taper du poing sur la table pour que les droits des femmes soient portés par le mouvement, pour ne pas être importunées dans les manifestations...

Oui, il y a des jeunes féministes au Maroc, qui demandent à remettre en cause les lois sur l'héritage et sur l'avortement. A chaque fois, elles se saisissent des législatives ou de la réécriture de la Constitution pour essayer de porter des droits des femmes. Oui, les choses bougent aussi au Maroc, même si ce n'est pas une variante très audible de #MeToo.
 
©Des femmes/Antoinette Fouque
Fatima Benomar, chargée de communication, journaliste, autrice, est née en 1983 à Rabat, au Maroc. Elle s'installe en France en 2001 pour y poursuivre ses études. Depuis 2009, elle milite au sein de plusieurs associations féministes. Elle est l'autrice de Féminisme : la révolution inachevée ! (Bruno Leprince - 2013) et a participé à l'ouvrage collectif Cours petite fille ! (Des femmes-Antoinette Fouque 2019).

Partant de la révélation de « l'affaire Weinstein » et des effets mondiaux de sa dissémination (#MeToo, #BalanceTonPorc, etc.), cet ouvrage pluridisciplinaire précise les enjeux des débats et des mobilisations, et les met en perspective au regard des réflexions récentes sur les violences de genre, le consentement, l'émancipation des femmes, et l'égalité des sexes.


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