Terriennes

Quand les "vieilles" prennent leur revanche

Dans son projet "Belles Mômes", lancé en 2021 en Belgique et en Suisse, la jeune photographe Clélia Ley (@cleliaodette) nous offre un autre regard sur les femmes séniors.
Dans son projet "Belles Mômes", lancé en 2021 en Belgique et en Suisse, la jeune photographe Clélia Ley (@cleliaodette) nous offre un autre regard sur les femmes séniors.
©Clelia Ley

Des cheveux blancs qui deviennent top tendance et des rides qui s'affichent avec fierté... Dans les magazines, les femmes du 3ème âge -ou 4ème- ne se cachent plus. Effet de mode ou fin d'un tabou qui sonnerait enfin comme la revanche des "vieilles"? Rencontre avec la photographe Clélia Odette, qui réalise le projet Belles Mômes et la journaliste Marie Charrel, autrice de Qui a peur des vieilles.

Les marques du temps sur des visages, des corps. Difficile de s'y confronter quand on sait que seule la jeunesse fait rêver, qu'il s'agisse d'un point de vue "marketing" ou esthétique ou dans l'inconscient collectif. Tout ce qui ressemble de près ou de loin à la vieillesse fait peur, et encore plus quand elle est féminine... 

La photographe Clélia Odette, 24 ans, a décidé de sortir de l'invisibilité les femmes dites "d'un certain âge" ou d'"un âge certain" pour les mettre en pleine lumière, et révéler aux yeux de tous, leur beauté. Car Clélia Odette aime les vieilles. Elle les a toujours trouvées belles. 

Petite, elle a vécu en Allemagne, à Cologne, avec sa mère qui avait rencontré un Allemand. Son père, lui, se remarie avec une Chinoise. Aujourd'hui, elle a sept frères et soeurs et, avec le recul, admet combien cette enfance un peu rocambolesque a été riche et formatrice. Au milieu de ce mouvement perpétuel, peut-être la vieillesse lui est-elle apparue comme un pôle d'ancrage. 

Depuis toujours Clélia est révoltée par ce qui lui paraît injuste. Son Abibac en poche (diplôme franco-allemand, contraction d'Abitur et de baccalauréat, ndlr), elle étudie la psychologie à Lyon où une enseignante lui fait découvrir Beauté fatale, de Mona Chollet : "Cela a été une véritable claque, car je me suis rendue compte de toutes les injustices qui nous entourent. Je n'arrivais plus à fermer les yeux dessus. C'était tellement flagrant. Je ne comprenais pas pourquoi les choses bougent si lentement."

(Re) lire notre article ► Savantes, indépendantes, nullipares, vieilles, les sorcières de Mona Chollet vous saluent bien
 

A la rencontre des "Belles Mômes"

C'est lors d'un covoiturage en Suisse que va naître le projet Belle Mômes. Elle voyage en compagnie d'une retraitée et d'une gynécologue : "Au détour de la conversation, la retraitée fond en larmes et raconte que son mari l'a trompée avec une femme de mon âge. Alors pour continuer à être désirable à ses yeux et continuer à vivre pour lui, elle s'est fait refaire la poitrine et tirer les rides. Cet épisode m'a profondément attristée et je me suis rendue compte que vieillir, pour certaines, était un vrai fardeau."
 Les Belles Mômes de Clélia Odette ont entre 50 et 94 ans. Avant de se lancer dans ce projet, la photographe ne se souvient ne pas s'être particulièrement intéressée aux femmes de plus 50 ans. Et puis "en les rencontrant, en discutant avec elles, en les photographiant", elle découvre un monde "tellement beau, d'histoires sublimes et de corps magnifiques, qui m'ont profondément émue et donner envie de continuer."
 
Les femmes ont pu constater que je ne faisais pas de photos érotiques, mais de nus sobres qui n'invitent pas à un regard érotique.
Clélia Odette, artiste photographe et réalisatrice du projet Belles Mômes
A quel âge devient-on vieille ? "La question se pose à partir de 45/50 ans, mais je ne saurai pas dire exactement quand l'on est une femme âgée", reconnait Clélia Odette. Il lui a fallu un an pour trouver sa première femme modèle. C'était une modèle qui avait l'habitude de se dénuder et se sentait à l'aise. "Elle m'a ouvert son carnet d'adresses et j'ai pu en trouver deux ou trois autres." Puis plus rien pendant un temps, jusqu'à ce que le projet gagne en visibilité. "Les femmes ont pu constater que je ne faisais pas de photos érotiques, mais de nus sobres qui n'invitent pas à un regard érotique. Là, tout à coup, énormément de femmes m'ont appelée pour me proposer de poser. Elles étaient séduites par mon regard bienveillant et le respect de la distance et du corps."

La photographe se rend alors en Suisse pour rencontrer ces femmes qui l'ont contactée. Des rendez-vous à l'aveuglette : "Je ne savais pas à quoi elle ressemblait. Il fallait juste avoir plus de 50 ans, c'était le seul critère pour que l'on se donne rendez-vous à la gare. Cela faisait un peu peur, mais c'était aussi très excitant." Toutes les femmes étaient belles, toutes les rencontres étaient inattendues, se souvient Clélia Odette, qui se refuse à trop en dire sur ces femmes, par pudeur. "Je ne saurais pas dire si l'une m'a plus touchée que l'autre, mais il m'est arrivée de sortir en larmes tant j'étais émue par nos échanges."
 

Ne cachez pas ses rides que je ne saurais voir

La jeune femme adore les tâches de vieillesse et les rides, qu'elle qualifie de "sublimes" : "les rides du sourire, la ride du lion, qui donnent à voir le vécu sur le visage." Mais la photographe se souvient surtout des regards, amenés par la discussion. "Je vois le corps et le visage comme un ensemble et je ne me demande pas si je la trouve belle ou pas. C'est ensuite, quand je développe les photos, que leur beauté me frappe. Jamais je n'y ai vu quoi que ce soit d'ingrat ou de laid." L'histoire qu'elle lit sur leur corps la fascine, "des vieux tatouages, des anciens piercing, le fait qu'elles aient eu des enfants, ou pas, qu'elles aient donné la vie..."
 
Si j'ai fait Belles Mômes, c'est d'abord par peur, peur de vieillir dans ce monde là, peur d'être mise à l'écart, d'être regardée comme une vieille peau, que plus personne ne s'intéresse à moi, aussi sexuellement.
Clélia Odette
Ce qui plaît à la jeune femme, dans l'âge, c'est aussi une certaine lenteur en décalage avec le rythme de la société : "Je me suis toujours sentie plus à l'aise en leur compagnie. Je ne me sens pas jugée, ni brusquée. j'attache beaucoup d'importance aux relations intergénérationnelles."
 
Denise est l'une des "Belles Mômes" du projet de Clélia Odette. 
Denise est l'une des "Belles Mômes" du projet de Clélia Odette. 
©Clelia Odette
Il y a quelque chose de rassurant, dans la vieillesse : "Si j'ai fait Belles Mômes, c'est d'abord par peur, peur de vieillir dans ce monde là, peur d'être mise à l'écart, d'être regardée comme une vieille peau, que plus personne ne s'intéresse à moi, aussi sexuellement. Alors je me suis demandée ce que cela voulait dire, d'être une femme plus âgée. Et ce que j'ai vu m'a rassurée." Certaines disent être très contentes de vieillir, d'autres pas du tout : "Cela dépend du fonctionnement du corps. Certaines choses lâchent. L'activité physique, la santé, ne peuvent plus être les mêmes. Ce qui revenait le plus souvent, ce sont les inquiétudes face à la dégradation physique, à la vivacité du corps."

Clélia Odette est fascinée par le décalage entre le corps et l'esprit : "Dans la tête, ce ne sont pas des personnes âgées. C'est le corps qui marque les années, pas du tout l'esprit." Certaines confient même leur satisfaction, enfin, d'être invisibles "parce qu'on leur lâche enfin la grappe" et que parfois, c'est un immense soulagement. Pour d'autres, c'est l'inverse. 

La vieillesse émancipée

Les modèles de Clélia Odette sont, le plus souvent, des femmes qui ne sont plus en couple et pour la plupart contentes de ne plus l'être : "Je me suis demandée si elles se seraient senties aussi libres de poser dénudées - même si je fais aussi beaucoup de photos sur lesquelles elles sont habillées - si elles avaient eu un homme à leurs côtés..." La photographe découvre aussi la dimension sociologique de son projet : "Certaines de ces femmes, après avoir été en couple avec un homme, se sont, ensuite, mises avec des femmes, parce qu'elles se sentent moins jugées, plus elles-mêmes... Cela soulève le mal-être qu'il peut y avoir dans les relations hétéros, comme la charge mentale, l'éducation des enfants, la liberté..."

Certaines ont l'impression d'être passées à côté de leur vie et éprouvent un sentiment étrange de ne vivre que pour elle, de ne plus avoir à s'occuper de leurs enfants partis et de leur mari, rapporte la jeune femme. Cela peut donner un gros coup de blues. "Certaines ont peur, ont l'impression de ne plus servir à rien et se sentent larguées sur le marché du travail... D'autres foncent et s'embarquent sur un voilier".

Au final, toutes se réapproprient leur vie après la cinquantaine et la ménopause. Certaines prennent un virage à 18° et entament un nouveau chemin. 
 
Parmi les "Belles Mômes", Martine.
Parmi les "Belles Mômes", Martine.
©Clelia Odette

Le regard des autres

"Je ne sais pas pourquoi l'on n'ose pas poser son regard sur ces femmes magnifiques. Gêne, pudeur, respect ? - s'interroge Clélia Odette - En les regardant, j'ai hate d'être moi-même, plus tard, une femme comme elles" .
 
Quand des femmes âgées posent pour de la publicité, on leur lisse la peau ! C'est un cercle vicieux, ça n'a pas de sens.
Clélia Odette 
La photographe qualifie de "démesurée" l'obsession de la jeunesse qui caractérise notre société. "Mais c'est uniquement parce que ça fait vendre ! Les vêtements, les cosmétiques, les talons, la fête, les teintures de cheveux. On utilise les femmes comme des consommatrices et comme des produits de consommation. L'injonction à ne pas vieillir pousse à consommer des produits "de jeunes" pour leur ressembler le plus possible et continuer à être présente. Mais ce n'est pas possible, et ce n'est pas beau." Pour elle, les choses ne changent pas assez vite : "Quand des femmes âgées posent pour de la publicité, on leur lisse la peau ! C'est un cercle vicieux, ça n'a pas de sens."

Clélia Odette s'indigne quand elle aborde la question de la chirurgie esthétique : "Je préfèrerais que cela n'existe pas, car parfois, on va trop loin et on fait peur, physiquement". Au début, elle voulait rencontrer uniquement des femmes qui vieillissent naturellement. Puis elle photographie des femmes qui ont eu des réductions mammaires, le plus souvent parce qu'elles avaient mal au dos. Pourquoi ne pas ouvrir le projet, maintenant, aux femmes qui ont subi une opération esthétique ? "Je les comprends, mais je ne voudrais pas proner ces pratiques."

Quand Clélia a finalisé les photos, elle les envoie au modèle : "La plupart me répondent de façon très touchante. Elles se trouvent belles et cela leur fait du bien d'avoir sur leur corps un autre regard que le leur ou celui de leurs ami.e.s. L'une m'a fait remarquer que le noir et blanc, en accentuant les rides et les cernes, leur donnait l'air plus âgé qu'elles ne le sont en réalité, une autre qu'elle ne souriait pas sur l'image, une que ça ferait de belles photos pour ses petits enfants ."

A chaque fois qu'elle publie de nouveaux clichés sur son compte instagram, elle reçoit des dizaines de messages de remerciement de femmes qui se sentent enfin représentées grâce à ce projet et qui trouvent les femmes magnifiques. Les commentaires négatifs proviennent essentiellement d'hommes. "J'ai reçu le message d'un homme qui me disait que je méritais d'aller en enfer car je photographiais des femmes dénudées, alors que la femme est la propriété de l'homme et que lui seul a le droit de la voir nue. Je l'ai appelé pour comprendre sa pensée, mais ça a été en vain. Cela m'a fait très mal de comprendre qu'en 2022, beaucoup pensent encore que les femmes sont des objets."

Le travail de Clélia Odette a fait l’objet d’une exposition Qui a peur des vieilles ? dans le cadre du festival 364ELLES en janvier 2022 au Centre culturel de Schaerbeek, à Bruxelles. Un ouvrage rassemblant ses photographies est en projet et pourrait être publié prochainement.
 
Mais qui a -encore -peur des vieilles ? 
 
@Editions Les Pérégrines

Dans son livre Qui a peur des vieilles ? (Editions Les Pérégrines) la journaliste Marie Charrel s’intéresse au troisième et au quatrième âge des femmes. Pour elles, entre âgisme et sexisme, c'est toujours la double peine. 

Terriennes : à quel âge considère-t-on qu'une femme est vieille ? Vous-même vous racontez avoir eu l'intention d'effacer votre ride du Lion avec du botox, il n'y a pas d'âge pour lutter contre le vieillissement ou du moins vouloir effacer ses premiers signes ... 

Marie Charrel : C’est justement la question à laquelle je ne répond pas dans mon livre pour plusieurs raisons. D’abord l’âge est quelque chose de relatif, on ne vieillit pas de la même façon selon les époques, nos professions, nos conditions de vie. Et puis, c’est relatif dans le sens où l’on est toujours la vieille d’une autre quelque part ! Moi par exemple à 15 ans, je regardais les femmes de trente ans en les considérant comme vieilles, et puis à 30 ans, ce sont les quinquagénaires qui l’étaient, et puis à 50 ans c’est plus à 70 qu’on parle de femmes vieilles. C’est d’abord le regard de la société sur le corps des femmes toujours qui le définit. 
 
Vieillir pour un homme ou une femme, ce n’est pas pareil, la perception de la vieillesse est-elle genrée ? 

On peut dire ça comme ça. L’âgisme concerne aussi les hommes bien-sûr. Mais les femmes cumulent l’âgisme et sexisme. On juge beaucoup les femmes à l’aune de leur jeunesse. Quand elles vieillissent il y a encore cette idée qui me paraît archaïque que les femmes perdent de la valeur avec l’âge, alors que les hommes, eux, gagnent en sagesse, en expérience, tout le rejet dans le vocabulaire sur le vieillissement des hommes est beaucoup plus positif que pour la femme, la « mégère », « la ménopausée », comme si c’était des insultes. Les cheveux blancs, même si ça change un peu, c’est encore perçu comme de l’ordre d’un laisser aller, c’est « moche », alors que chez l’homme c’est un signe de sagesse. Je me suis demandée pourquoi c’est comme ça lorsque les femmes vieillissent, est-ce que c’est encore liée à cette histoire de fertilité, c’est à dire que lorsqu’elles ne peuvent plus enfanter, elles « ne servent plus à rien », pour faire court. Il y a encore un peu de ça. C’est vrai que les femmes sont jugées beaucoup plus durement sur l’âge. Ce qui est fou c’est que, pour prendre l’exemple du cinéma, quand elles font leur âge, on leur reproche, quand elle trichent, on leur reproche aussi. En gros, quand elles vieillissent, elles ont toujours tord ! 

Pourtant, les femmes vieilles font de moins en moins peur… Elles sont de moins en moins invisibles semble-t-il, est-ce juste un phénomène de mode ? Encore faut-il qu'elles soient "belles", conquérantes, éventuellement liftées, maquillées, etc etc ... A croire que le temps n'efface pas les injonctions ?

On n’échappe jamais aux injonctions ! Il y a tout d’abord quelque chose qui change aussi parce que la société vieillit, les femmes de plus de 50 ans sont devenues un groupe démographique plus important, en nombre et dans la colonne vertébrale de notre société. Si on prend les femmes qui sont encore actives de 55 et 60 ans, qui ont des enfants encore à charge, plus des parents à charge, très impliquées dans le milieu associatif, elles tiennent une place qui fait qu’on les voit ! Il y a aussi ce phénomène de mode des « silversenior », des wonder women, en super santé, mais qui n’échappe pas à ce mythe que je trouve un peu dangereux qui est que finalement, tout va mieux passé 50 ans; il y a des clichés qui apparaissent en ce moment dans ce mouvement et effet de mode. Mais il y a aussi heureusement des choses qui changent, il commence à y avoir des femmes à des postes importants, notamment dans le milieu économique. 
 
Les inégalités femmes-hommes s'accentuent avec l'âge ? 

C’est exactement ça. Tous les écarts que l’on trouve au début de carrière, et notamment les écarts de salaire, liés notamment au fait que les femmes vont avoir des grossesses. Il y a cette double peine pour les femmes, à cela s’ajoutent les familles monoparentales, majoritairement tenues par des femmes, qui se retrouvent face à une accumulation de charges mentales. les inégalités se creusent. Quand on parle à des associations d’aide à l’emploi pour les femmes séniors, c’est beaucoup ces problématiques-là qui reviennent. Par exemple, des femmes qui s’autocensurent dans leur recherche d’emploi parce qu’elles doivent s’occuper de leurs parents etc … 

Les femmes âgées c'est aussi un marché lucratif, les femmes encore aujourd'hui dans nos sociétés modernes vivent plus longtemps que les hommes ... La doyenne de l’humanité est une femme !

D’un côté elles sont la cible des campagnes markéting dans les produits maquillage, même si on voit dans les pubs des femmes plus jeunes. Mais au cinéma, pourquoi ne les voit-on pas plus ? Est ce que c’est parce que ce sont les hommes qui sont encore majoritaires dans le secteur de la réalisation, mais les femmes réalisatrices aussi ne sont pas exemptées de jeunisme. Les choses bougent plus lentement que les faits ! Elles ne sont pas encore aussi représentées qu’elles sont présentes dans la société. Après des siècles de patriarcat, l’émergence des femmes dans le salariat est encore récente, donc ça prend du temps. Et puis, comme on le voit sur l’avortement, on est jamais à l’abri d'un retour de bâton. 

Ce regard sur le vieillissement des femmes est-il le même ailleurs, et selon les cultures ?

Question intéressante ! Il y a une grande variété de la représentation des femmes dans différentes cultures. C’est difficile de trouver des études qui recensent tout ça. Il y a Simone de Beauvoir qui s’est penchée sur ce sujet dans La Vieillesse et aussi Cécile Charlate qui a regardé ça par le biais de la ménopause. Elle montre que dans les faits, la femme ménopausée ou vieille est valorisée dans certaines cultures où elle est vue comme matriarche, ou l’on reconnaît l’expérience des femmes. Mais il y a clairement quelque chose de propre à la culture occidentale dans ce rejet du corps vieux d’une manière générale et plus encore de celui d’une femme. Et puis il y a aussi tout ce fond de sorcellerie, c’est aussi très judéo-chrétien. Le Japon par exemple, jusqu’à assez récemment, la ménopause n’était pas formulée. Dans les manifestations physiques, il y a aussi une part de construction sociale. 

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